juliette et la rose
JULIETTE ET LA ROSEFABLE (alexandrins)
Une rose trônait dans le jardin des songes
Ravissante, sotte, son cœur était mépris
Divine, murmurait l’aube tant flagorneuse !
Unique, susurrait l’étoile si distante !
Un jour, vint Juliette, une fée rieuse
Elle s’extasia et accosta les fonges
Messires champignons ne soyez point surpris
Je vous admire tant, votre jolie mante
Vous sied à ravir, cet Eden est le vôtre
La rose devint rouge, humiliée, folle
Elle dit aigrement comment ces va nu –pieds !
Seraient un ornement ! savez--vous mes attraits ?
Juliette outrée grimpa la pente molle
Elle prévint la rose :cet Eden est le nôtre
Il appartient au roi , son nom est ERDIEDS
Tu es tolérée mais tes airs sont surfaits
Moralité
Les fonges de par leur modestie éclipsèrent la rose vaniteuse
Raymonde verney

